Protestants dans la ville

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Nom : Gilles et Claudine Castelnau
Lieu : Paris

Voir le site « Protestants dans la ville » http://protestantsdanslaville.org/

24.3.09

Si j’étais pape…

Gilles Castelnau

J'organiserais immédiatement des élections démocratiques parmi les chrétiens de toutes les dénominations : catholiques, protestants, orthodoxes, évangéliques. On nommerait une cinquantaine ou un centaine de députés qui s'organiseraient en Assemblée Générale, éliraient (pour 4 ans) son bureau, son président, son vice-président, son trésorier, son secrétaire, afin de gérer les problèmes communs aux différentes Églises.
L'Assemblée Générale et le Bureau s'interdiraient de prendre des positions doctrinales ou éthiques excluant ceux qui pensent autrement.
J'organiserais une presse régionale et mondiale libre et ouverte où toutes les questions seraient librement débattues.
L'Assemblée Générale aiderait toutes les Églises à vivre et à développer leurs idées. Chaque Église, chaque paroisse aurait la liberté, après en avoir débattu de manière démocratique, d'avoir des prêtres femmes, évêques, homosexuels, de marier les homosexuels, de pratiquer ou non tel ou tel sacrement.
L'Assemblée Générale aurait une attitude assez libre pour établir des contacts sympathiques avec les autres religions, sans esprit de domination, sans prétention, de façon que les autres religions puissent elles aussi se détendre, arrêter de dire et de croire qu'elles sont les seules vraies et que tout le monde puisse se rencontrer en respectant la manière d'être et de croire de chacun.
De cette manière je ne resterais "pape" que quelques jours, le temps de démarrer ce mouvement et je disparaîtrais automatiquement.
En effet je crois qu'il ne faut pas de pape.

Voir aussi : Le pape vu par un protestant

23.3.09

Combattants du Hezbollah


De la part de Michel Weckel

« Tous nous devons savoir, ou nous souvenir que lorsque Hitler et Mussolini parlaient en public, ils étaient crus, applaudis, admirés. Les idées qu’ils proclamaient étaient en général aberrantes, stupides, cruelles, et pourtant ils furent acclamés et suivis jusqu’à leur mort par des milliers de fidèles. Ces fidèles n’étaient pas des bourreaux nés, mais des hommes quelconques, ordinaires, prêts à croire et à obéir sans discuter.
Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d’autres voies que celle de la raison. Dans la haine nazie il n’y a rien de rationnel. Nous ne pouvons pas la comprendre, mais nous devons comprendre d’où elle est issue et nous tenir sur nos gardes. Si la comprendre est impossible, la connaître est nécessaire parce que ce qui est arrivé peut recommencer. »
Primo Lévi
Les naufragés et les rescapés