Protestants dans la ville

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Nom : Gilles et Claudine Castelnau
Lieu : Paris

Voir le site « Protestants dans la ville » http://protestantsdanslaville.org/

25.11.08

Et pourtant, Dieu est toujours là !

L’homme chuchota :
- O Dieu, parle-moi.
Et une alouette chanta.
Mais l’homme ne l’entendit pas.

Alors il cria :
- O Dieu, parle-moi !
et le tonnerre gronda dans le ciel.
Mais l’homme n’y prêta pas attention.

L’homme dit :
- O Dieu, laisse-moi te voir !
et une étoile brilla
mais l’homme ne la regarda pas.

L’homme s’écria :
- O Dieu montre-moi un miracle !
et un enfant naquit
mais l’homme ne le remarqua pas.

L’homme dit encore :
- O Dieu touche-moi afin que je sache que tu es là.
Et un papillon se posa sur sa main.
Mais l’homme chassa le papillon.

L’homme dit :
- O Dieu j’ai besoin de toi
Et un email arriva
Porteur de paroles sympathiques.
Mais l’homme le prit pour un spam et ne l’ouvrit pas

Et pourtant, voyez-vous, Dieu est toujours là à côté de nous.

L'archevêque de Cantorbéry


Quel internaute proposera un titre qui convienne à cette photo ?

24.11.08

Quand les ennuis arrivent

Michel Weckel


Pour l’athéisme : que puis je faire pour que ces ennuis ne se répètent pas ?

Pour le bouddhisme : quand des ennuis arrivent, est-ce que ce sont vraiment des ennuis ?

Pour l’hindouisme : ces ennuis se sont déjà produits auparavant.

Pour le taoïsme : il se pourrait que des ennuis arrivent.

Pour le catholicisme : quand j’ai des ennuis, c’est que je les ai mérités.

Pour le protestantisme : ces ennuis n’arrivent que pour éprouver et fortifier ma foi.

Pour le judaïsme : pourquoi est-ce que ces ennuis m’arrivent toujours à moi ?

Pour l’islam : si des ennuis arrivent, la solution est dans le Coran.

Pour les témoins de Jéhovah : Toc, toc… voilà les ennuis !

21.11.08

Quand je suis né j’étais noir

Mon ami blanc
Moi, quand je suis né j’étais noir
Quand j’ai grandi j’étais noir
Quand je suis au soleil je suis noir
Quand j’ai froid je suis noir
Quand j’ai peur je suis noir
Quand je suis malade je suis noir
Et quand je meurs je suis toujours noir

Toi, mon ami blanc,
Quand tu est né tu étais rose
Quand tu as grandi tu étais blanc
Quand tu es au soleil tu es rouge
Quand tu as froid tu es bleu
Quand tu as peur tu es jaune
Quand tu es malade tu es vert
Et quand tu meurs tu es gris.
Et tu oses dire que je suis coloré ?

Traduction de l'anglais Gilles Castelnau

5.11.08

Souffrance à l’hôpital

Henri Persoz

Trois jours et quatre nuits à l’hôpital pour une opération banale. Rien de grave ; rien de vraiment douloureux.
Mon compagnon de chambre est gentil et nous faisons connaissance. Nous appartenons à des univers bien différents, mais cela est intéressant. Il a branché des écouteurs à un petit poste de radio, ou à un MP 3, je ne sais.
Son fils arrive : « Comment ? Tu n'as pas la télé ? C'est ridicule, tu ne peux pas rester plusieurs jours comme cela. Je t'offre la télévision ! »
Aussitôt dit, aussitôt fait, sans me demander mon avis évidemment. À partir de ce moment, c'est la télé non-stop. Pas forcément pour suivre une émission, mais pour meubler le vide, ne pas se sentir seul, calmer l'angoisse de l'opération à venir. Pendant que mon voisin reçoit ses deux fils, et leur parle fort pour couvrir le bruit de la télé, je suggère de couper l'appareil. La réponse est non ! car, tout en parlant à ses fils, il écoute l'émission.
Le jour de son opération, j' espérais être un peu tranquille. Mais non ; il remonte de la salle de réveil à 12 h et branche l'engin à 12 h 15 ! Je lui offre la location d'écouteurs. Refus : Si je n'aime pas la télé, il me fallait demander une chambre simple.
Le dernier jour, nous nous expliquons, amicalement, car il est gentil mon compagnon de chambre. Il me trouve vraiment bizarre : comment puis-je vivre chez moi sans écouter la télé ?
Je lui explique surtout qu'il appartient au gêneur de faire l'effort de supprimer la gêne qu'il crée. Il est tout à fait d'accord. Mais pour lui, le gêneur c'est moi ; puisque, en raison de mon aversion pour la télé, je voudrais empêcher les autres de vivre normalement !
Quelle souffrance l'hôpital ! Heureusement, les trois jours sont passés.