Protestants dans la ville

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Nom : Gilles et Claudine Castelnau
Lieu : Paris

Voir le site « Protestants dans la ville » http://protestantsdanslaville.org/

17.9.08

Voile ou (et) ramadan ?

J'ai été surpris, hier, dans le métro, de voir en pleine journée, une jeune femme voilée mangeant un sandwich (je ne sais naturellement pas si c'était un sandwich au jambon !)
Je comprends évidemment qu'on soit moyennement "pratiquant".
Mais qu'est-ce qui l'emporte ? Le voile ou le ramadan ?

Libellés :

12.9.08

Racines chrétiennes ?

Gilles Castelnau

M. Sarkozy a dit que la laïcité « n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes ».

Je pense que lorsque Nicolas Sarkozy parle des « racines chrétiennes » de la France il veut dire les « racines catholiques ».
En effet, sa façon d'être et de parler ne me semble guère « enracinée » dans le protestantisme ! Ni dans le judaïsme !

Ses déclarations ne m’inquiètent d’ailleurs pas car je ne crois pas les Français disposés à revenir au système absolutiste de l‘Ancien Régime en abandonnant la laïcité que les démocrates ont eu tant de peine à instaurer.

10.9.08

« L'embryon, quels enjeux ? »

M. Didier Dupuis envoie un texte dont voici l’essentiel.
Gilles Castelnau lui répond.


Didier Dupuis
En vue de la révision de la loi de bioéthique de 2004, Mgr Michel Aupetit, médecin avant de devenir prêtre, vient de publier un ouvrage : "l'embryon, quels enjeux?" (Forum Salvator), dans lequel il aborde les divers aspects concernant l'embryon, cet être humain déjà né à la vie avant de naître au monde.
La loi de 2004 était déjà une révision de la 1ère loi de bioéthique de 1994.
qui ne permettait que des études qui présentaient un avantage direct pour l'embryon en écartant les études qui lui porteraient atteinte.
A cette époque l'embryon était considéré comme l'un des nôtres .
Dans la loi du 6 Août 2004, des expérimentations sont désormais permises "lorsqu'elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs et à la condition de ne pouvoir être poursuivies par une méthode alternative d'efficacité comparable, en l'état actuel des connaissances scientifiques"
Dans les faits , cet article n'est plus respecté par exemple depuis que la décision de l'Agence de Biomédecine française a autorisé l'expérimentation sur des cellules souches issues d'embryons surnuméraires humains( ces derniers étant détruits par cette expérimentation).
Comme le montre Mgr Aupetit, par transgressions successives on est passé depuis 1994 d'une dignité intrinsèque de l'embryon à une dignité octroyée, par une démarche qui consiste dans un premier temps à affirmer le respect de l'embryon, puis en introduisant un principe d'exception avec des limites qui seront immanquablement franchies.
"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" écrivait Rabelais médecin et écrivain au 16e siècle pressentant le risque d'abus de pouvoir lorsqu'une activité humaine est seule juge et partie dans la définition de son activité.
Le moment ne serait-il pas venu que l'éthique, loin d'entraver la recherche scientifique, l'incline à travailler toujours plus au service de l'homme et de sa dignité ?

Gilles Castelnau
La vie que donne le Dieu de la Vie est tout entière centrée, comme Jésus le montre bien dans son ministère, comme une vie épanouie, apaisée ; vie du paralysé guéri, de la prostituée réhabilitée etc. Jamais comme une vie purement physiologique ou biologique donnée et reprise (Jésus ne fait jamais mourir).
Il ne faut pas être matérialiste : l'homme n'est pas que vie physique mais vie spirituelle aussi. Toute vie n'a pas la même valeur. La vie de la mère a plus de valeur que celle du bébé car elle est entourée d'amour, de relations avec son mari, ses parents etc.

Dieu n'est pas une entité lointaine comme Jupiter donnant et retirant la vie à qui lui plait. Dieu est intérieur à l'homme (on dit le saint Esprit). Il lui donne sa valeur, sa transcendance qui est plus que physique.
Jésus souligne cette présence aimante : « Ne vend-on pas deux moineaux pour un sou ? Cependant, il n'en tombe pas un à terre sans votre Père. Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. » Matthieu 10.29
Certains traducteurs ont compris que c'était Dieu qui faisait tomber les cheveux des chauves et mourir les oiseaux : ils ont ajouté dans le texte le mot que Jésus n'avait justement pas prononcé : sans la « volonté » de votre Père. Mais Jésus disait « seulement » que Dieu est le père aimant qui accompagne même les moineaux dans leur chute.
Les médecins refusant l'euthanasie ou l’IVG au nom de leur serment d'Hippocrate s'enracinent dans la philosophie païenne (Hippocrate était païen). Celle-ci disait justement que Dieu décide la vie et la mort, le bien et le mal, comme un despote oriental. Aucun rapport avec la passion et l'amour du Dieu de la Bible défini uniquement comme Dieu de la vie.